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13.06.2008

Parce que je m’en vais…

Et voilà, mon séjour sur cette île touche bientôt à sa fin… Bien que je ne garde (finalement) que des bons moments ici, ces derniers jours ont été un peu moroses.

Mais avant de rentrer au pays et de tirer un bilan de cette expérience, je vais faire un ultime voyage dans le sud. C’est pourquoi, je vais vous abandonner quelques jours.

Mais vous me retrouvez très bientôt sur le net (ou en chair et en os, à compter du 24 juin) pour vous racontez cette dernière aventure !!!

Je vous souhaite à tous de passer un excellent week-end

10.06.2008

Parce qu’il existe des aides…

Lors de ma note « Parce que j’ai quelques conseils… », j’ai vaguement abordé le fait, qu’il existe des aides pour partir à l’étranger. Je vais donc m’étendre un peu plus sur ce sujet aujourd’hui.

La première chose à savoir, et à ne pas négliger, c’est que tout est beaucoup plus simple quand on est encore étudiant. Alors un conseil, à ceux qui font encore leurs études, n’hésitez surtout pas à partir étudier à l’étranger. Pour cela, vous avez droit à une bourse régionale dans le cadre d’ERASMUS. Ce programme permet aux étudiants de pouvoir étudiant un semestre ou une année dans une ville européenne de leur choix. La décision d’accorder ou non la bourse se fait sur dossier. Je ne connais pas le montant de celle-ci mais renseignez vous auprès de votre établissement. Il existe également d’autres bourse tel que Leonardo, mais je dois avouer que je ne connais pas exactement les conditions requises pour pouvoir en bénéficier. Prenez le temps de vous informer car après, tout est plus difficile.

Et pour ma part, j’étais dans le second cas quand j’ai pris la décision de partir, et c’est là que le parcours du combattant à commencer. Ayant travaillée plus de 6 mois et ayant terminée mon CDD je pensais pouvoir bénéficier des ASSEDIC… Attention, première erreur, vous ne pouvez bénéficier de ceux ci que si vous restez sur le territoire français. Si vous souhaitez partir à l’étranger et bénéficiez de ces aides en même temps, il vous faut être un chômeur de longue durée (c’est à dire plus de 6 mois)

Je me suis ensuite présentée à l’ANPE pour connaître les aides existantes. L’ANPE peut être très utile, si vous n’avez aucun projet concret en tête. Ils vous aident à concrétiser vos envies, et vous orientent. Et choses non négligeables, leur site internet comprend une mine d’informations sur les pays d’Europe, et surtout propose aussi des emplois à l’international. Ayant déjà mon projet, j’ai été réorienté vers la mission locale.

Je pense que peu de personnes connaissent son existence. Pourtant, elle peut aider de nombreux jeunes si vous « avez le profil »… C’est à dire qu’il vous faut habiter dans le chablais et avoir moins de 26 ans. Pour mon cas, ils m’ont proposé des stages dans les villes de Dublin ou Londres. Ils s’engagent donc à trouver une entreprise d’accueil, vous paient 2 semaines de logement (à vérifier… Je ne suis plus exactement sure). Cependant, ils m’ont fait comprendre, qu’avec un BAC + 5, j’allais difficilement obtenir cette aide… Ils m’ont alors conseillé de me renseigner sur les aides que proposent la ville de Thonon.

Et là, miracle, il existe une bourse pour favoriser les projets à l’étranger et la mobilité internationale. Et re-miracle, pas de critères spécifiques, juste avoir moins de 26 ans ! La bourse est ouverte aux projets individuels comme au projets collectifs (souvent humanitaires). Je vous conseille vraiment de la demander. La démarche est très simple. Il vous suffit de remplir un questionnaire, d’établir votre budget, d’écrire une lettre de motivation, et de fournir toutes les pièces justificatives de votre projet. Sincèrement, après tout ça, je n’y croyais absolument pas et pourtant, j’ai obtenu, cette aide qui m’a été si précieuse ce mois ci.

Pour tous ceux qui désirent obtenir une bourse : Je sais que le chemin est long et tortueux, mais ne vous découragez pas trop vite, il existe certainement quelque chose qui vous correspond, et qui vous permettra de réaliser vos rêves…

09.06.2008

Parce que je suis allée en Ulster…

On oublie assez rapidement, que l’île d’Irlande n’est pas entièrement irlandaise, et que l’Irlande du Nord, appelée aussi Ulster, appartient encore à la Grande-Bretagne. Après des années de « troubles » comme ils disent ici (mais ne mâchons pas les mots, il s’agissait bel et bien d’une guerre), les deux pays ont signé un accord de paix en 1998. Pourtant, quand on discute avec des irlandais de la partie de l’Eire, on sent encore beaucoup d’amertume et de colère envers les anglais. C’est d’ailleurs à cause de cette Irlande du nord, qui ne leur appartient pas que les Irlandais se refusent à fêter un « Independance day ». Pour eux leur pays n’est pas indépendant, et c’est pourquoi les jours fériés sont uniquement des jours religieux tel que la saint Patrick. Espérons qu’un jour, peut être, ils auront leur « 14 juillet » irlandais…

Toujours est il que lors de mon périple dans le Donegal, nous avons également fait un arrêt en Irlande du nord, dans l’Ulster. Bien qu’aucun panneau ne signalise ce changement de pays, on se rend compte tout de suite qu’on n’est plus réellement en Irlande. Déjà, la signalisation est en anglais et non plus en Gaélique, et surtout les routes sont vraiment des routes, et non pas des chemins de brousse !!! Etonnement les paysages ne sont pas les même non plus. L’Ulster est beaucoup plus industrialisé et moins sauvage, bien qu’il y ait néanmoins de jolies plages comme la photo ci-dessous.DSCN1644.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais pour notre part, nous étions venus en Ulster pour visiter la Giant’s Causeway (traduit par la chaussée des géants). Cette endroit est à la base de nombreuses légendes, car a été pendant longtemps incompris. Jugez par vous même…Donegal 127.jpg

 

 

 

 

 

 

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Ces espèces de tubes coniques sont tout à fait naturels, et pour une fois l’humain n’a rien à voir avec ça… Une idée du pourquoi, ou comment ?

Deux versions s’affrontent, une plus poétique (et irréaliste ?) que l’autre…

La première prétend que Finn Mc Cool un géant irlandais construisit cette chaussée afin de se rendre, à « pied sec » en Ecosse, pour défier son homologue local… Et cette étrange curiosité naturelle, serait les restes de cette construction… Les esprits plus scientifiques penchent pour des coulées de laves sorties des entrailles de la terre, et qui aurait ensuite refroidies trop brusquement. Mais je dois avouer, que je ne comprend pas comment il est possible, que le sommet de ces colonnes soient toutes de même formes prismatiques, sans qu’il n’existe un seul interstice entre elles. Très étrange, et très beau à la fois… Car cette chaussée, révèle également de magnifiques criques et des vues exceptionnels. Il paraît que c’est un des plus beaux sites d’Irlande… Donegal 141.jpg

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06.06.2008

Parce que je suis allée dans le conté du Donegal…

Le week-end passé, mes amis et moi avons décider de louer une voiture pour se rendre dans le nord du pays. Et après 3 heures de route, nous voilà dans la ville de Donegal, capital du conté du même nom. La ville donne le ton… Elle est minuscule, au milieu de nul part, les panneaux y sont inexistants, et les rares que l’on voit sont uniquement en Gaélique… Après une courte balade dans la ville et la visite du château, nous voilà repartis sur la route, dans le but de longer la côte, pour admirer les paysages et les falaises…

Et c’est à partir de ce moment, que j’ai compris que jusqu’à présent je n’avais rien vu de l’Irlande. Le Donegal est resté totalement sauvage. Les routes y sont très étroites, très mauvaises, se qui rend l’accès à certaine ville quasiment impossible. Il faut alors s’armer de patience, car en plus de l’état lamentables des routes, ni mes amis ni moi ne parlons gaélique… Mais quand on voit les paysages grandioses qui s’offrent à nous, on se dit que le Donegal est bien tout simplement ça se mérite !!!

Le Donegal est a proximité de l’Ulster est pourtant c’est pour moi le plus irlandais des contés. Les touristes sont ici inexistants, ce qui expliquent en partie les inconvénients rencontrés sur la route, mais je trouve que c’est vraiment une bonne chose car les paysages restent totalement authentique, sauvage. On se sent proche de cette nature, vierge, et pas (encore) exploitée dans un but touristique.

Je vais donc m’arrêter là pour que vous jugiez par vous même. Je pense que les photos se passent de commentaires. Prenez le temps d’admirer les paysages (même si ce n’est qu’à travers des photos) la couleur de l’eau, le calme qui règne dans cette région…

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05.06.2008

Parce que j’ai assisté à un « dog racing »…

 

Je ne vous ais jamais parlé de l’amour des irlandais pour les paris. C’est bien simple, ils parient absolument sur tout : sport (football, rugby, criquet…), chevaux, mais aussi sur les élections (prochain ministre…) Des bookmakers (c’est à dire les personnes qui prennent les paris) ont leurs bureaux à tous les coins de rue, ouvert, bien entendu 7j/7 et 24/24h. Je me devais donc d’approcher de plus prêt ce milieu pour comprendre cet engouement pour le jeu… Je suis donc allée à un dog racing. Qu’est ce que c’est que ça me direz-vous. Le dog racing est tout simplement une course de lévriers.

 

Le principe est simple, des éleveurs de lévriers viennent faire courir leur chien autour d’un stade, et bien évidemment, le but du jeu est de parier sur le bon chien, c’est à dire celui qui va arriver premier.

 

Concrètement, quand on arrive au stade, on nous délivre un livret avec pour chaque course le nom des chiens et leurs caractéristiques (nombre de courses gagnées, vitesse, poids etc…). 6 chiens sont au départ, pour une course qui dure environ 30 secondes. Il y a des courses toutes les 15 minutes avec de « nouveaux » chiens à chaque départ. Les courses s’enchaînent donc rapidement, et ce toute la soirée (de 8h à environ 10h30).

 

Avant la course, les éleveurs nous présentent leur chien. Chaque chien porte un numéro et une couleur  :

 

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Puis, ils les font entrer dans des sortes de boîtes :

 

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Lorsque le départ est lancé, les chiens courent autour du stade, après une sorte de lapin mécanique qui « court » le long d’une glissière. Tout va alors très vite. Les lévriers peuvent courir jusqu’à 80 km/heure… D’où, la rapidité de la course !

 

 

Cette distraction nationale est, je dois avouer très spéciale, d’une part, part le principe, mais surtout par l’excitation qui règne dans le stade, et les encouragement scandés par les parieurs pour leur lévrier favoris. C’est vrai que lorsqu’on ne parie pas, on ne comprend pas vraiment cette ferveur… Mais ayant parié sur un chien (uniquement dans un but journalistique bien sûr !!!) je dois avouer qu’on se prend vite au jeu. Et j’ai vraiment voulu qu’on me chien arrive premier… Sauf que cet imbécile en avait décidé autrement et qu’il est arrivé dernier !!!!

 

Les course de lévriers sont organisées deux ou trois fois par semaine, et je vous conseille d’y aller au moins une fois pour être baignée dans cette ambiance si particulière, et si chaleureuse et stressante à la fois.

 

Bonne soirée garantie, pour les parieurs modérés qui n’y laisseront pas tout leur argent !!!

 


04.06.2008

Parce que c’était la journée « international food »...

Comme je l’ais rapidement évoqué, l’école organisait, vendredi dernier, une journée « international food ». Je vais donc enfin vous révéler en quoi consistait cette journée, bien que Coralie est déjà levée le voile sur ma petite énigme.

Tout d’abord, chaque élève de l’école était réparti suivant sa nationalité et donc son pays. Ensuite, l’école accordait à chaque pays une subvention pour cuisiner un ou des plats typiques. La subvention dépendait du nombre d’étudiants. Nous étions 5 français et l’école nous a donné 35€. Les espagnols étaient plus 20 et leur subvention était de 50€ par exemple. Puis chaque pays décide de ce qu’il souhaite cuisiner, s’organise pour les courses, la cuisine, et enfin présente ses plats sur la terrasse de l’école. Le jour de la « présentation », était donc vendredi, et tous les étudiants, munis d’une assiette en plastique et d’une fourchette allaient de stand en stand voyager à travers le monde, et goûter un peu à tous les plats.

En photo, ça donne ça :

Les Italiens :

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Au menu : Salade de pâtes (olive, mozzarella, tomate, huile d’olive…) et bruchetta (pain frotté à l’ail et tomates avec un filet d’huile d’olive)

Les suisses :

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Au menu : Pâtes à la carbonnara avec des pommes de terres et de la compote de pommes. J’habite à côté de la suisse, et pourtant je ne connaissais pas ce plat si surprenant et si calorique ! Ils avaient également du fromage, du pain suisse (qui ressemble plus à de la brioche qu’à du pain…) de la mousse au chocolat, et du muesli mélangé à un yaourt, des fruits, du lait et du miel… Miam !!

Les Arabes :

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Pour être honnête je ne sais pas trop ce que j’ai mangé !! Mais c’était très bon. J’ai goûté seulement leurs petits gâteaux mais il y avait aussi du riz avec de la viande en sauce.

Les Brésiliens :

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Au menu : Viande avec du fromage et de la purée, des sortes de soufflé au fromage (se sont les espèces de boules oranges que vous pouvez voir en bas à droite), et gâteau au chocolat avec des cerises. Il y avait aussi une boisson à base de vodka, sucre, citron pressé…

Sans oublier les français :

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Pas de tartiflette sur notre stand, plat difficilement réalisable, quand on sait qu’ici, il considère le cheddar comme un fromage… Impossible donc de trouver du reblochon !! On avait donc préparé une quiche lorraine, une ratatouille, et une mousse au chocolat. Je n’ai pas été emballée par ce menu, mais étant arrivée en cours de projet, je n’ai pas vraiment eu mon mot à dire… Mais étonnement, notre stand a remporté un franc succès. Et le plus surprenant, la ratatouille a fait de nombreux adeptes… Et vous me croirez ou non, mais c’est grâce au dessin animé de Pixar… Tout le monde nous demandait si c’était la même chose que le rat cuisine dans le film. Comme quoi, les américains ont parfois du bons !

Il y avait de nombreux autres stands, mais je dois avouer qu’ayant fait la gourmande sur certains stands, je suis arrivée trop tard au Japon pour goûter à leurs sushi, de même que l’Espagne et leurs omelettes…

Toujours est-il que j’ai vraiment adoré cette idée, et ce petit voyage culinaire a été un pure moment de plaisir !

03.06.2008

Parce que ça fait deux mois…

Et voilà, 2 mois aujourd’hui que je suis partie… 2 mois que je suis sur cette île, 2 mois que je suis loin de vous, 2 mois que j’essaie d’apprivoiser la langue de Shakespeare…

2 mois ? C’est tout ? Déjà ? Bizarre cette sensation d’être partie depuis si longtemps, mais en même temps de ne pas avoir vu le temps passé…

Mon premier bilan : Que du positif, bien qu’il y ait eu de nombreux coups dur.

Je ne pense pas regretter un jour cette expérience, qui je pense m’aura appris beaucoup, que se soit du point de vue de langue, mais aussi, de leur histoire, de leur culture, et même au delà du pays même. Car mes amis étant européens (ou de plus loin encore) j’apprend aussi beaucoup sur leur pays. Pas de regret d’être partie, ça j’en suis sure.

Et mon week-end, ainsi que la semaine qui a précédé me le confirment. Et pour vous faire partager avec moi tous ces petits moments de bonheur, de culture, et de découverte, je vous promets de mettre très rapidement des photos avec toutes les explications qui vont avec.

D’ici là, je vous souhaite à tous une bonne semaine !

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